Sujet : Résidences de tourisme -Airbnb- dans Ville-Marie

Le 1er mai 2018 à 18h00, a eu lieu la consultation publique sur les résidences de tourisme -Airbnb- dans la salle du conseil d’arrondissement de Ville-Marie. Notoirement, l’avènement de -Airbnb- a créé de façon générale un bouleversement significatif dans la sphère des logements locatifs et, manifestement, notre organisme n’y a pas échappé. En effet, depuis ces dernières années, nous sommes confrontés à de nombreuses problématiques intrinsèquement liées à ce dispositif. De plus, ses conséquences tant dans la gestion courante de notre parc immobilier que sur les prix et disponibilités des logements locatifs notamment dans l’arrondissement Ville-Marie sont considérablement désastreuses. Pour ces raisons, Inter-Loge, représenté par Josette Bourque, était présent à cette audience et y a fait part de notre position qui est la suivante :

- À la signature de leur bail, nos locataires sont avisés de la nature et de la mission de notre organisation. Ils s’engagent par écrit à ne pas sous-louer ou céder leur bail sans notre consentement écrit ;

- Notre société a comme politique de ne pas consentir aux demandes de locations à des fins touristiques, par respect pour nos locataires et afin de préserver à la fois la qualité de nos logements et le bas niveau de nos loyers ;

- Nous constatons avec regret que certains de nos locataires désirent profiter des loyers avantageux qui leur ont été consentis pour exploiter la sous-location de leur logement sur une base régulière, voire commerciale.

- Nous estimons que les sous-locations temporaires de nos logements au moyen de Airbnb constituent un détournement de la nature et des efforts de notre organisation. Notre parc immobilier a été constitué grâce aux efforts de bénévoles, de communautés religieuses, de fondations et de programmes gouvernementaux pour venir en aide aux familles et aux personnes à faible et modeste revenu.

- Trop souvent, les sous-locations temporaires par le moyen d’applications de type Airbnb entraînent :
• Des frais supplémentaires importants en entretien, réparation et changement de mobiliers fournies dans certain cas, en surveillance, en interventions policières, en recouvrement des frais et autres ;
• Des plaintes des voisins pour bruit, désagréments, circulation dérangeante ;
• Des plaintes, de l’inquiétude et de la méfiance chez nos locataires réguliers ;
• Des demandes de dommages et intérêts pour perte de jouissance des lieux ;

En conséquence, nous demandons à la Ville de Montréal

Qu’aucune autorisation ou permis concernant l’usage « résidence de tourisme » ne soit agréée sans le consentement écrit du propriétaire et, s’il y a lieu, du Syndicat des copropriétaires des unités concernées.